vendredi 22 août 2014

La vie c'est un kiwi

GIF surprise de mon amoureux quand j'étais pas là ♥


Y'a des jours où la vie c'est un kiwi, formidable expression empruntée à Blonde Paresseuse, que je lis tous les jours et qui me fait beaucoup rire. Et puis ça tombe bien, parce que le jour du kiwi c'est vendredi, et vendredi c'est aujourd'hui. Et en ces temps difficiles et ces périodes charnières, c'est important de se recentrer sur les petites choses qui nous rendent heureux, donc voilà mon 1er kiwi.

Alors aujourd'hui, la vie c'est un kiwi parce que j'ai ENFIN rendu, envoyé et imprimé mes deux gros dossiers de fin d'études, le mémoire et le rapport d'apprentissage, qui même s'ils n'étaient pas les derniers trucs à faire/rendre/soutenir pour finir mon Master, étaient quand même les plus gros. Alors c'est quand même super-kiwi et je suis super-contente.

La vie c'est aussi un kiwi parce que ce soir c'est le weekend et que la semaine a été looooongue, mais loooooooooongue ! Déjà parce que j'en ai passé la quasi-totalo-entièreté à finir le fameux rapport d'apprentissage, mais aussi parce que cette semaine je l'ai passée seule chez moi, pour la première fois depuis presque 5 mois. Et ça m'a fait très très bizarre, très très vide aussi. Je me suis rendue compte à quel point c'était génial de rentrer le soir et de retrouver son amoureux, de cuisiner ensemble en se racontant sa journée et de regarder des films ou des séries pelotonnés l'un contre l'autre le soir.

La vie c'est super-kiwi parce que ce matin, pour la première fois cette semaine, je me suis levée heureuse et je suis partie au boulot heureuse, en tenant la main de mon amoureux et en lui faisant des bisous pour le réveiller. Alors certes, je suis arrivée en retard, mais c'était pour la bonne cause on est d'accord ?

La vie c'est un giga-kiwi parce que, il faut bien l'avouer, j'ai rencontré l'homme parfait. Je sais que je suis une râleuse née, tatillonne pour tout, que j'analyse tout beaucoup trop, que je réfléchis trop, me pose trop de questions, suis un peu capricieuse et même carrément très chiante parfois. Mais hier soir, même si j'ai été très chiante avec lui toute la semaine parce que je boudais qu'il m'ait laissée toute seule (même si ce n'était pas sa faute et qu'il n'avait pas le choix, avouons-le en toute honnêteté), il m'a invitée et on s'est retrouvés pour un date comme au tout début, dans le premier bar où on s'est vus, on s'est fixés et dévorés du regard comme au premier jour, mais en bonus on s'est aussi embrassés comme des ados et on a fini par filer en douce pour aller se faufiler sous la couette. Je sais qu'il a parfois l'impression en me lisant que je ne l'apprécie pas à sa juste valeur, et je me dois donc de rétablir la vérité en ce jour super-kiwi. C'est vrai que parfois, beaucoup trop souvent à mon goût, on se prend la tête, on se chamaille et on s'engueule pour rien. Ça dure deux heures en général, il s'énerve, je pleure, et on finit par se prendre dans les bras et s'excuser. C'est très con parce qu'on s'aime comme des fous, et souvent c'est lié à nos peurs à l'un comme l'autre qu'on s'exprime parfois mal. Mais le reste du temps tout n'est que câlins, chatons, bulles de savon, nuages roses et bébés nours. Et je suis consciente d'être extrêmement chanceuse de l'avoir rencontré, parce que franchement, y'a combien de mecs qui vous postent tous les jours des GIF de chatons adorables sur votre mur Facebook quand vous êtes pas là pour vous faire savoir qu'il pense à vous ? Qui suit votre avion à la trace en informant votre famille en temps réel que tout va bien ? Qui mange un Happy Meal avec des cheveux dedans au McDo et trois hamburgers juste pour vous offrir le DVD du Hobbit offert avec ? Qui revient des courses avec des bouquets de fleurs ? Qui vous offre une robe hors de prix juste parce qu'il vous a trouvée magnifique dedans et que vous ne pouviez pas vous la permettre ? Qui vous attend à l'aéroport avec un énorme câlin et des roses ? Qui traverse tout Paris en pyjama pour venir dormir chez vous ? Qui appelle vos amies quand ça va pas pour leur dire de prendre soin de vous et de vous rappeler de sa part qu'il vous aime et que vous êtes la femme de sa vie ? Qui vous dit qu'il vous trouve belle même au réveil avec l'haleine de chacal, les cheveux ébouriffés et les yeux collés ? Qui vous présente à ses meilleurs amis et à sa famille après quelques mois seulement en leur disant que vous êtes La Bonne ? Qui vous interdit de faire la vaisselle et insiste pour la faire lui ? Qui fait le ménage avec vous même un dimanche soir à 23h ? Qui vous prépare des petits plats le soir quand vous rentrez du boulot ? Qui vous offre des places de concert pour des groupes dont il est même pas fan juste pour vous faire plaisir et pour y'aller avec vous ? Et mille détails comme ça encore... Tous les jours il fait de ma vie un nuage rose et il met des étoiles dans mes nuits et du soleil dans ma vie. Même ma mère trouve que j'ai changé depuis que je suis avec lui, et elle me connaît mieux que qui que ce soit au monde, si c'est pas un signe ça !

Pour tous les projets qu'on a ensemble, toutes les idées qu'on partage, tous nos fous rires, tous les bonheurs (sous la couette et ailleurs) qu'on vit, tous nos moments de tendresse, de complicité et de passion, la vie c'est tous les jours un grooooos kiwi. Merci mon chaton ❤





jeudi 21 août 2014

Come Back


Vous aviez bien cru que j'avais disparu je parie, eh bien moi aussi. Ces derniers temps tout s'est enchaîné, tout a été très vite et beaucoup beaucoup de choses ont changé. Ma vie a changé, et j'ai très certainement changé aussi.

Tout d'abord, parlons des vacances. Comme chaque été, vous deviez attendre mon éternelle litanie du "je veux du soleiiiiiil, je veux des vacaaaaaaances, j'aime plus Pariiiiis, je veux la meeeeer". Elle a été très soft pour une fois, mais pour de bonnes raisons : j'ai eu la chance (enfin pour moi surtout, pour mon compte en banque un peu moins) de m'en aller au bout du monde pendant un mois et réaliser un de mes rêves, visiter l'Amérique du Nord. D'abord le Canada, pour lequel j'ai eu un véritable coup de foudre, tant pour la beauté de ses paysages, la diversité de ses villes, que la gentillesse incroyable de ses habitants et la douceur de vivre qui s'en dégage. Si le bonheur devait se cacher quelque part, ça serait très certainement là-bas. Tant Montréal qu'Ottawa ou Vancouver m'ont enchantée, et je ne rêve que d'une chose : y retourner. La preuve, j'ai même réussi à ne pas (trop) éclater de rire devant l'accent québecois.
Puis direction les USA, en passant par la brume de San Francisco, Fresko pour les intimes, un surnom qui colle bien avec le temps un peu maussade et la fraîcheur de la ville. Si ce n'est certainement pas le lieu idéal pour bronzer - ou pour se balader seule d'ailleurs, pas vraiment non plus l'endroit le plus safe des Etats-Unis... - il est vrai que l'architecture est magnifique et la ville très agréable, ni trop grand ni trop petite. Nous avons ensuite pris le volant sur la fameuse Highway 1, nous permettant d'admirer les paysages à couper le souffle de la côte ouest avant d'arriver à Los Angeles. Autant dire que vu la taille de la ville, la quasi-absence de transports en commun et l’inexistence de moyen de locomotion autre que nos pauvres petits pieds, nous sommes restées cantonnées à Venice Beach et à la plage le long d'Ocean Drive. Après cette escale très courte mais rafraîchissante, direction New York, que j'ai découvert pour la première fois avec enchantement. J'avais beaucoup de préjugés sur la capitale, et il s'est avéré qu'ils étaient tous infondés. Certes, nous nous sommes limitées à Manhattan, Staten Island et une petite partie de Brooklyn, mais tout de même, NY m'a davantage évoqué un gros village qu'une mégalopole surdimensionnée. Les gens y sont gentils, agréables, tout est très vert et en cela j'y ai retrouvé un peu de Vancouver. Central Park est un vrai miracle de nature au milieu de la ville, comme on n'en verra jamais à Paris, où déjà on s'extasie quand on croise un moineau ayant survécu à la chape de pollution, alors imaginez des écureuils courant partout dans la ville... Bon, le seul point véridique : l'hébergement est un peu... Comment dire... Si vous trouvez une super bonne affaire, en fait c'est pas du tout une bonne affaire, mieux vaut raquer plus cher et être sûr de ce que vous aurez au final. Et évitez les auberges de jeunesse. En revanche, le bon plan du siècle : Airbnb, que je ne connaissais pas du tout et qu'on a utilisé à Vancouver et L.A. Le système est génial, on retrouve vraiment ce qu'on voit sur les photos et cela permet de rencontrer des gens assez incroyables tout en découvrant des villes de manière plus locale que touristique. Je recommande chaudement !
Après New York, nous tenions à prendre quelques jours de repos, parce que oui un road trip d'un mois c'est très bien, mais que moyennement reposant. Du coup nous nous sommes réfugiées à Miami Beach pour la dernière semaine, que nous avons passée sur la plage, au milieu du sable blanc, des palmiers et de l'eau turquoise à 30°. Un vrai coin de paradis, assez inattendu, mais qui nous a permis de vraiment nous ressourcer et de rentrer à Paris (avec un détour assez terrifiant par la Russie, N'Y ALLEZ PAS, LES RUSSES SONT TOUS FOUS) reposées - et super bronzées.

Le retour a la réalité a été assez difficile, je vous l'avoue. A part le temps absolument atroce en France, que des bonnes nouvelles : le retour dans les bras de mon chéri, avec qui la séparation a été assez horrible. Je découvre maintenant que les prochaines vont l'être encore plus, et vont arriver bien plus vite que je le croyais, ce qui soulève pas mal de questions : est-ce que je me suis trop accrochée ? Comment suis-je passée de la femme forte et indépendante dont j'étais si fière à une midinette qui pleurniche quand elle ne voit pas son mec pendant une semaine ? D'où vient cette boule au ventre qui ne me quitte plus quand il n'est pas là ? Hmmmm... Moi qui pensais que le plus dur était de trouver la personne parfaite, il s'avère que le combat ne s'arrête pas une fois qu'on l'a trouvée. Reste la plus dur à établir : la confiance. Un fil fragile, qui prend des années à tisser et une seconde à briser. Suis-je une éternelle insatisfaite qui se rend malheureuse toute seule alors qu'elle a tout pour vivre sur un petit nuage 24/7 ? J'en ai peur... Et je m'énerve moi-même quand j'arrive à cette constatation. Alors il faut peut-être que je réapprenne à vivre seule comme une grande fille, et à ne pas avoir peur des silences, des moments d'inoccupation et de la solitude. Mais non il n'est pas parti pour toujours. On y croit, on y croit, et cheer up girl.

Sur le plan professionnel, aucun nuage à l'horizon à signaler non plus : j'ai mon école, j'ai mon entreprise et serai une fière étudiante en journalisme en alternance chez Total à partir d'octobre, ça a été difficile mais on y est arrivés ! Toujours est-il que toutes les pages sont difficiles à tourner, et celle de ce (premier) master ne fait pas exception. Autour de moi je ne vois en ce moment que de l'angoisse : l'angoisse de ne pas savoir où on va, de n'être pas sûr d'avoir accompli tout ce qu'on devait accomplir, l'angoisse de l'avenir, de l'inconnu... Même si théoriquement je sais où je vais, j'ai des projets, j'en ai tout de même peur. Il faut savoir relever la tête, inspirer, expirer, et se dire que tout ira bien. S'en convaincre ? ça, c'est une autre histoire. Peur du bonheur, sûrement, aussi. Et surtout, peur qu'il s'en aille. En attendant, la solution est peut-être de revenir aux sources, de prendre une chose après l'autre et se répéter que rien n'est grave, que tout ira bien. 

I'm back, bitches ;)




jeudi 22 mai 2014

Envie D'Ailleurs


Je suis actuellement emplie d'un ras-le-bol généralisé qui me donne juste envie de mettre deux paires de chaussettes et trois culottes dans une valise et me trisser très loin. Je n'en peux plus du quotidien, du boulot, des projets, ceux qui arrivent au bout et ceux qui ne sont même pas encore commencés. Comme si tout était une éternelle boucle, qui recommence encore et encore et ne finit jamais. Je n'en peux plus de cette école, de ces salles pourries, de cette organisation de m*rde, de bosser sur les mêmes choses, over and over again.

J'ai envie d'ailleurs, j'ai envie d'autre chose. J'ai envie d'escapades romantiques à Venise, j'ai envie d'inconnu, envie d'inattendu. Envie de surprises, d'improbable, j'ai envie d'être bousculée, renversée, j'ai envie que mon quotidien soit bouleversé. J'ai envie d'avoir le temps de faire des choses, au-delà des moyens, au lieu de devoir toujours tout repousser au lendemain, parce que ce n'est pas la bonne période, ce n'est pas le moment. Il y a toujours autre chose, toujours d'autres priorités et ça m'étouffe. J'ai envie de faire ce dont j'ai envie. Voilà. Là, maintenant, tout de suite. J'en ai assez des obligations, oui je suis une gamine, et alors ? Tous les jours au boulot voilà ce que je me dis : je n'ai aucune envie de me faire chier toute ma vie, de me forcer à me lever tous les matins, de m'ennuyer toute la journée, le regard morne, déprimée, rentrer chez moi avec la seule perspective de faire les courses et autres joyeusetés, me coucher à 22h pour tout mieux recommencer le lendemain.

Je refuse d'être un mouton. Je veux réaliser mes rêves, et je ne lâcherai rien. Aujourd'hui j'ai envie de gueuler. J'ai envie de me lancer, d'empoigner à pleines mains tout ce que j'ai en stand by. Aujourd'hui j'ai envie de plaquer le quotidien, lui dire que c'est fini, qu'il ne m'aura plus.
Alors, who's in ?




lundi 12 mai 2014

La Peur de l'Abandon


Je ne sais pas d'où ça vient. Je ne saurais pas l'expliquer. Comme un venin, une pieuvre nichée en moi qui déploie ses tentacules partout à l'intérieur, sans prévenir, sans que je puisse m'expliquer pourquoi maintenant, pourquoi comme ça, pourquoi tout court. Elle peut débarquer n'importe quand. Une journée normale, une humeur normale, aucun élément déclencheur, et là d'un coup... Paf ! Je sens mon estomac se contracter, une boule se former dans ma gorge, ma respiration se coupe, je me force à ne pas paniquer : "Calme-toi, ne panique pas, respire...". J'ai presque l'impression de me retrouver dans Frozen d'un coup (hum, peut-être est-ce pour cela que cette chanson me touche et me parle tant, allez savoir...) : Don't feel it, Conceal it, Don't let it show. C'est exactement ça. Mon mantra. Et je suis pourtant incapable d'avoir le moindre contrôle dessus...

Enfin je veux dire, je sais bien que tout ça n'a aucun fondement logique. Comment je peux encore croire que des gens qui me répètent tous les jours qu'ils m'aiment et qu'ils sont là pour moi vont m'abandonner ? "Combien t'ont déjà fait ces promesses sans les tenir ?", me susurre insidieusement la pieuvre... Et je lui rétorque qu'il faut bien que je continue à y croire ! C'étaient d'autres gens, d'autres époques, d'autres circonstances, tout a changé, je ne peux pas éternellement refuser de m'attacher à cause de mauvaises expériences passées... Non, c'est certain, une partie de moi - celle qui heureusement domine la plupart du temps - le sait et se concentre là-dessus. Mais une autre partie persiste, une partie nichée dans l'ombre qui m'attaque quand je m'y attends le moins. Qui fait tout basculer, qui détruit ma confiance et qui laisse le doute s'insérer dans mes certitudes.

A force j'ai pris l'habitude de lutter. Je me laisse moins faire, je garde mon sang froid et je relativise : je m'appuie sur mes acquis, "Regarde ce qu'il t'a dit hier, comment tu peux douter après ça bécasse ?" et je refuse d'écouter les stupidités qui me passent par la tête ou de me laisser aller à paniquer dès que deux heures s'écoulent sans nouvelles. "Mais non il n'a pas disparu, on se calme ma vieille". Je sais bien que c'est ridicule. Irraisonné. Injustifié. Inexplicable et jusqu'ici inexpliqué. Je ne saurais pas dire d'où vient cette peur insensée d'être constamment abandonnée mais je sais que je ne dois jamais arrêter de lutter, au risque de m'autosaboter, de détruire ce qu'il y a de plus cher et de plus beau dans ma vie, ce que je refuse catégoriquement. J'ai gagné le droit d'être heureuse. J'ai gagné le droit d'y croire sans craindre d'avoir tort. Reste plus qu'à m'en persuader et ne plus me laisser paralyser par la peur. Parfois ça me dévore littéralement, j'en ai mal, comme si une main me compressait le coeur, l'estomac, m'écrasait les poumons : je suis figée, paralysée, incapable de parler, de bouger ou même de respirer. Et je suis consciente que c'est flippant, de l'extérieur (de l'intérieur aussi je vous rassure), et que je peux pas me laisser détruire par la peur... J'y travaille, mais tout n'est pas parfait. Parfois ça me reprend, la pieuvre ressort et envenime tout, s'installe partout, et ça me demande beaucoup d'efforts de la repousser. Mais j'y arrive. Je finis toujours par y arriver...
Don't feel it.
Conceal it.
Don't let it show.





vendredi 9 mai 2014

Les Symptômes du Bonheur


Je n'avais pas remis les pieds ici depuis un petit moment maintenant. Entre les tonnes de boulot qui me tombent dessus en permanence, le projet de fin d'études dont le rendu est dans maintenant deux semaines, le mémoire qui n'a pas avancé d'un iota (mais chuuuuuut il ne faut pas le dire surtout, ça rendrait la catastrophe bien trop imminente réelle) et le rapport d'apprentissage qui se profile, je n'ai plus beaucoup de temps pour moi.

Pour la première fois cette année (comprendre : année scolaire, oui oui je serai étudiante pour toujours dans ma tête ET ALORS ?) je sens que ma vie avance réellement. L'obtention de mon master approche - enfin si j'arrive à finir tous ces f*cking projets - et après tant de mois d'angoisse à cette idée je sais enfin ce que je vais faire l'année prochaine. J'ai fini par me lancer et me décider à passer un concours pour une école de journalisme (soigneusement choisie selon des critères très réfléchis : une fois le tri des écoles reconnues par l'Etat et la profession fait, ça a été très très facile, alors y'en a combien qui proposent une formation en alternance ? Une ? Très bien d'accord) et au terme de la journée la plus éprouvante de ma vie, j'ai été acceptée. Je suis donc repartie pour trois ans : une année "passerelle" de remise à niveau des bases de journalisme, et deux années de master, dans la spécialisation Journalisme Multimédia. Enfin, je suis à moitié casée : une fois mon alternance trouvée, je pense que je pourrai dire que ça y est j'ai entamé la réalisation de mon rêve, ce que je veux faire depuis que j'ai quinze ans - à part écrivain hein mais bon faut bien que je glande quelque chose en attendant la gloire - et que je pensais ne jamais toucher du doigt. J'ai. Réussi. Honnêtement, j'ai beaucoup de mal à y croire. Je ne suis pas de celles qui ont assez confiance en elles pour réaliser qu'au final elles atteignent toujours leurs objectifs. Evidemment je sais que c'est le cas, j'ai assez de détermination, de force de travail et surtout je suis assez bornée pour ne jamais fléchir avant d'avoir ce que je veux. Mais le savoir et le constater sont deux choses totalement différentes... Maintenant il ne me reste plus qu'à persuader une entreprise de me faire confiance et de me laisser faire mes preuves... "Plus qu'à", hahahaha. Mais ne désespérons pas, si j'ai réussi à avoir le concours je réussirai bien à décrocher une alternance franchement ! On y croit, on y croit (et si quelqu'un a des contacts dans le monde du journalisme, mon sauveur tu es).

Je crois que pour la première fois depuis cette année, je peux affirmer avec certitude que je suis heureuse. J'ai la chance inouïe de tout avoir dans ma vie : un boulot, un diplôme qui se profile, des amis en or toujours là pour moi et surtout j'ai trouvé L'Amour. Le vrai, avec un grand A, comme dans les films, celui qui fait tourner la tête, tourbillonner les émotions, celui qu'on attend toute sa vie et que parfois on ne trouve jamais. Bien sûr je n'ai pas de don d'ubiquité (mon regret éternel), je ne sais pas ce que l'avenir me réserve, en revanche à force de chercher depuis dix ans, d'essayer, de tomber à chaque fois plus bas encore, de me relever, inlassablement, de perséver, de panser mes blessures, de me forcer à y croire même quand tout espoir semble perdu, à force je sais très exactement ce que je veux et ce dont j'ai besoin. Et aujourd'hui, j'ai la chance inespérée de pouvoir dire que j'ai tout ce dont j'aurais pu rêver. Toutes mes attentes, toutes mes envies, tous mes espoirs, tous mes souhaits, tous mes désirs, je suis comblée. Qui peut se vanter de pouvoir dire ça, franchement ? Je ne crois pas moi-même à ma chance, mon intuition me murmure que ça vaut le coup d'y croire et de se laisser aller, que c'est ce que j'avais toujours attendu, il me murmure des choses auxquelles je n'ose pas même penser encore mais que je ressens au fond de moi sans oser mettre des mots dessus... De peur que tout s'envole et que tout m'échappe.

Au final le bonheur ne tient pas à grand chose. Des câlins, des mots doux chuchotés sur l'oreiller, des surprises à la gare de l'Est, des cartes d'anniversaire photoshopées maison, des fleurs achetées à un indien dans la rue, des fous rires inexplicables, des douches beaucoup trop petites, des secrets, des histoires, des bisous, des coups de fils de trois heures pendant la nuit même quand on s'est séparés le matin seulement, des Schnapsat, des expressions d'alsacien, des billets de train, des bracelets d'Amsterdam, des rêves, des voyages... Le bonheur c'est avoir des papillons dans le ventre à chaque fois qu'on entend toquer à la fenêtre. C'est avoir envie de laver les chaussettes de quelqu'un d'autre et même pas trouver ça horrible. C'est aller faire une "petite balade au parc" et rentrer trois heures plus tard sans même pouvoir dire ce qu'on a fait pendant tout ce temps. C'est avoir l'impression d'être séparés pendant des semaines quand en réalité ce n'étaient que trois jours. C'est rentrer chez soi, trouver des post-its d'amour partout et fondre en larmes. C'est passer deux heures sur seloger.com tout en se traitant mentalement d'imbécile, sans pouvoir s'empêcher de s'extasier sur des offres comme si c'était le château de Versailles offert à la location ("Oh mon dieu 45 m² et c'est trop pas cher ! Avec une chambre séparée ! Et, oh bordel, UN BALCOOOOON ! Ohlàlà la baie vitrée, et la vue sans vis-à-vis, avec le jardin en bas ! Et une CAVE ET UN PARKING ! Cuisine aménagée ? Vous avez dit cuisine aménagée ? Wait... LA FIBRE ?! Je vais tomber dans les pommes. JE LE VEUUUUUX").

Finalement c'est assez incroyable comme deux mois de bonheur sans nuages passent cent fois plus vite que deux mois sans sourire le matin en se levant. C'est fou comme finalement il en faut peu pour être heureux quand c'est avec la bonne personne. Evidemment le bonheur ça s'entretient et tout et tout mais parfois c'est plus facile que d'autres. Et parfois ça fait aussi du bien de se laisser aller, de contempler sa vie et de se dire : "J'ai vraiment de la chance d'être si heureuse...". Encore plus de bien quand on sait comme c'est dur d'y arriver, comme c'est précieux et comme c'est quelque chose qu'il ne faut jamais laisser partir.
Merci mon chaton de me faire me sentir comme une princesse tous les jours depuis presque trois mois...