jeudi 12 septembre 2013

Time to say goodbye (...or not ?)


Une des choses que je déteste le plus à la rentrée c'est ces prises de tête constantes : des trucs qui n'arrivent jamais le reste de l'année et qui vous forcent à batailler comme un forcené bien jusqu'en octobre (du style se battre pour avoir internet, se battre pour avoir une carte de transport, se battre pour toucher ses allocs...). Cette rentrée s'annonce difficile je crois, fatiguante et difficile. Et pas seulement à cause de toutes ces petites contrariétés que je vais retrouver à Paris. L'été s'en est bel et bien allé, les deux jours de pluie ininterrompue qui viennent de s'achever le prouvent bien. L'été tout paraît toujours plus calme, plus beau, plus paisible... Et avec septembre reviennent les soucis.
 
Et en ce qui me concerne, reviennent les adieux aussi. Aujourd'hui c'est ma dernière matinée de stage et, phénomène incroyable mais pourtant vrai, j'en ai les larmes aux yeux en écrivant ces mots. Pas seulement parce que pour la première fois je me suis vraiment épanouie dans un travail de bureau, mais également parce que j'ai rencontré beaucoup de gens géniaux que je dois laisser partir - ou plutôt qui me laissent partir, puisque comme toujours c'est moi qui m'en vais. Cette douloureuse impression de ne construire que des fondations pour tout laisser en friche derrière me poursuit, cette impression d'inachevé que je déteste, moi l'éternelle maniaque de la perfection.
 
C'est donc le coeur serré que je quitterai Strasbourg pour retourner à Paris demain. Avec beaucoup de gros manques qui vont probablement faire couler pas mal de mascara dans les jours à venir... Si je suis ravie de retrouver tout ce que j'ai laissé à Paris, cette rentrée m'angoisse également car c'est une énième année différente de la précédente qui m'attend. Comment gérer ce nouveau rythme qui promet d'être folklorique ? Comment réussir à conserver une vie personnelle à côté ? Amoureuse, n'en parlons pas, j'ai comme l'impression que dans ma vie amoureuse un sourire = une larme, qui finit par se montrer tôt ou tard. Beaucoup de bonheur d'un coup = beaucoup de larmes d'un coup. Bonjour le week-end que je vais passer...
 
Mais aussi comment gérer tous ces gens qui, eux aussi, s'en vont, ailleurs ? Tous ces amis qui ne continuent pas sur la même voie, va-t-on réellement rester en contact ? Ou alors "on s'était dit rendez-vous dans dix ans" ? Va-t-on réussir à sortir suffisamment la tête de l'eau pour arriver à rester en contact ? Nos chemins vont-ils s'éloigner ou rester sur la même voie ? Tant de questions sans réponses, tant d'angoisses que je tente de refouler, en vain... Et de nouvelles sources d'angoisse me tombent dessus chaque jour, sans que je m'y attende. Comme quoi on ne sait jamais ce que la vie va nous réserver... Et c'est à double-tranchant : ça fait toujours du bien une bonne surprise à laquelle on ne s'attendait pas, mais est-ce destiné à durer ? Seul l'avenir le dira... Perso je lui fais pas trop trop confiance ces derniers temps, on est un peu en froid lui et moi.
 
En tout cas cet été m'aura au moins convaincue d'une chose : je sais ce que je veux faire. Enfin je crois. Où, la question subsiste toujours... Avec qui, je n'ose même pas y penser. Faisons un peu l'autruche et profitons du moment présent, advienne que pourra - puisque la destinée a l'air de toujours vouloir contrecarrer mes plans, ne vaut-il pas encore mieux en avoir aucun et se laisser surprendre ?... Toujours est-il que je te dis pas au revoir pour longtemps, Strasbourg :) See you very soon.
 
 


 

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